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Doctorat à Paris-Est, La vie en doctorat

Le stress en doctorat

Même si la recherche est souvent synonyme d’une liberté difficile à trouver dans d’autres métiers, les chercheurs sont souvent de grands stressés, et c’est particulièrement le cas pour les doctorants. Petit panorama des études sur le sujet.

Le stress chez Vie de thésarde

La Guilde des Doctorants propose depuis de nombreuses années sur son site une section dédiée à la gestion du stress pendant le doctorat : quelques conseils pour le canaliser au mieux en l’utilisant comme élément moteur, et des idées de solutions quand il n’est plus gérable.

En 2011, Laetitia Gérard a publié une synthèse intitulée La gestion du stress chez les doctorants, qui résume les résultats d’un questionnaire diffusé par les réseaux sociaux, auquel plus de 400 doctorants ont répondu. Les résultats ont été repris par un article sur EducPros.

En 2012, Pascale Haag, maître de conférences à l’EHESS, en reprise d’études en psychopathologie, a terminé son mémoire de Master 1 à l’université de Nanterre sur le sujet : Anxiété-trait, stress perçu et symptômes somatiques chez les doctorantsCette étude se fonde notamment sur les résultats d’un questionnaire diffusé sur le web entre le vendredi 29 juin et le samedi 14 juillet 2012, auquel plus de 2000 doctorants ont répondu. En voici un résumé par Jonathan Sorriaux.

Pascale Haag reprend tout d’abord les chiffres de l’étude Les Doctorants. Profils et conditions d’études de Ronan Vourc’h (Observatoire national de la vie étudiante). Elle souligne que l’intégration des doctorants se fait mieux dans le matières de sciences « dures » que dans les SHS, littérature et droit. Le taux d’abandon est beaucoup plus fort en SHS qu’en sciences dures.

La socialisation du doctorant est donc fondamentale. Celle-ci se fait notamment par la biais du contact entre le jeune doctorant et ses pairs plus âgés. Sur une échelle de 1 à 5, environ la moitié des doctorants considèrent que leur niveau de stress est de 4 ou 5. La thèse est éprouvante tant professionnellement que dans la vie privée. Précisons que pour l’ensemble des étudiants (pas les seuls doctorants), une enquête relève que 75% ne savent pas que les Bureaux d’Aide Psychologique Universitaire peuvent les aider.

Les résultats de l’étude de Pascale Haag peuvent se résumer de la façon suivante :

  • Environ 20% des doctorants sont soumis à un niveau de stress considéré comme pathologique.
  • Le stress plus fort chez les doctorantes que chez les doctorants
  • Les doctorants plus jeunes sont plus stressés que les doctorants plus âgés
  • Le stress augmente avec le nombre d’années de thèse.
  • Les doctorants qui dorment le mieux sont les moins stressés. Mais on ne sait pas s’ils moins stressés parce qu’ils dorment bien ou s’ils dorment bien parce qu’ils ne sont pas stressés.
  • Un existe un lien fort entre consultation d’un psychiatre ou d’un psychothérapeute et le stress (souvent parce que le stress est la cause de la consultation).
  • Les personnes naturellement stressées sont plus sensible au stress pendant leur doctorat que les autres
  • Les doctorants qui pratiquent une activité sportive sont moins stressés que les autres
  • Il n’y a pas de d’effet filière (il a été établi qu’avant le doctorat, les doctorants en SHS et lettres sont plus stressés que ceux de « sciences dures » et STAPS).
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