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Après-thèse, Enquêtes sur l'emploi des docteurs

Enquête emploi 2013 sur les docteurs 2012 de l’Université Paris 6, des écoles de ParisTech, et d’Université Paris-Est

presentation_enquete_emploi_2013_adocLe lundi 9 décembre 2013, Adoc Talent Management présentait à Paris 6 les résultats de son enquête Emploi 2013 sur les docteurs 2012 de l’Université Paris 6, des écoles de ParisTech, et d’Université Paris-Est. Redoc Paris-Est était, bien évidemment, représenté. Voici une rapide synthèse de la présentation.

Les documents : Le rapport complet est disponible sur http://adoc-tm.com/2013rapport.pdf, la synthèse en 2 pages sur http://adoc-tm.com/2013synthese.pdf et la présentation sur http://adoc-tm.com/2013presentation.pdf. Les pages citées dans cet article renvoient à la présentation.

Questions de représentativité : La population enquêtée correspond aux docteurs de ces établissements ayant soutenu entre le 1er janvier et le 31 décembre 2012. Ils on été enquêtés entre mars et avril 2013. Attention, si la population est représentative des sciences « dures », le nombre de docteurs en SHS enquêté est trop faible pour espérer une quelconque représentativité (1 enquêté sur 10). A prendre en compte lors de la lecture des résultats ! C’est tout simplement dû à l’orientation scientifiques des établissements enquêtés, notamment l’UPMC et les écoles de ParisTech qui délivrent peu de doctorats en SHS.

La recherche, principal débouché dans le public comme le privé. A un an, plus de 80% des enquêtés a un emploi et 88% ont trouvé leur premier emploi en moins de 4 mois ! (présentation p.4) Beaucoup s’orientent vers l’enseignement supérieur et la recherche (prés. p.7) 59% dans le secteur public et 25% en R&D dans le privé. Les métiers hors recherche restent très minoritaires. Il est notable que les docteurs intégrant le public hors ESR reste très faible (8%). De même, seuls 8% partent dans le privé hors R&D.

Bonne nouvelle : les enquêtés sont très majoritairement (83%) satisfaits ou plutôt satisfaits de leur situation professionnelle qui apparaît pour la majorité en adéquation avec leur projet professionnel (prés. pp.20-22).

Contrairement aux idées reçues, le choix de partir en entreprise est un choix délibéré et non par défaut (prés. p.8). D’ailleurs, les docteurs dans le privé sont majoritairement en CDI (70%), contrairement à ceux qui s’orientent vers le public qui sont souvent en CDD (72%). Et les résultats concernant leur satisfaction vis-à-vis de leur situation professionnelle sont légèrement meilleurs que dans le public (prés. pp.20-22).

Autre point qui va à contrario de certains préjugés : L’enquête montre que les ingénieurs docteurs considèrent majoritairement que le doctorat a représenté une plus-value importante pour leur recrutement dans le secteur privé, voire indispensable.

Des salaires peu attractifs ? La question des revenus des jeunes docteurs a été relevée par plusieurs intervenants de la matinée, notamment les représentants des établissements. Avec des salaires allant pour les enquêtés de 31k€ à 36k€ en France (jusqu’à 39k€ en Île-de-France) ils ne suffisent pas à valoriser le doctorat par rapport à un diplôme d’ingénieur.

Est-ce que cela s’explique par des salaires plus élevés (34k€ à 45k€ hors UE) ? Par l’importance d’une expérience à l’international pour certaines carrières ? Quoique il en soit, l’international apparaît attractif : 36% des enquêtés ont un emploi à l’international (29% de ceux travaillant dans le privé et 40% de ceux travaillant dans le secteur public) (prés. p.10).

Doctorat-Moyens_trouver_emploiComment ont-ils cherché du travail ? Point intéressant, l’enquête nous renseigne sur les moyens utilisé par les enquêtés pour trouver leur emploi (prés. p.14). Le réseau domine très largement, suivi par internet (très important dans le privé), les candidatures spontanées (voir article sur le sujet) et l’approche directe (qui apparaissent particulièrement importantes dans le public). Viennent ensuite concours, puis forums et établissements…

Quelles compétences faut-il valoriser ? Cette enquête montre que la plus-value des docteurs est de développer un ensemble de compétences (prés p.16) : si l’expertise scientifique et technique arrive en tête, elle est suivie par un pool de compétences citées à niveaux quasi identiques : autonomie, gestion des problèmes complexes, capacité d’analyse, capacité d’adaptation, capacité à collaborer, communication, anglais, rigueur, créativité, gestion de projet, persévérance, veille… Autre point notable à contrario des idées reçues : les résultats sont très proches dans le privé comme dans le public.

Pour en savoir plus : un article qui revient sur ces résultats, des enquêtes et rapports sur les compétences des docteurs, auto-évaluer ses compétences.

Quelles formations faut-il renforcer ? Autre point très intéressant de cette enquête : revenir sur les formations que les enquêtés suggèrent de renforcer (prés p.19) : la gestion de projet arrive en tête suivie de la communication et de l’anglais. Il relèvent également un manque d’expérience du travail d’équipe et un manque de connaissance du secteur privé ou des modalités de fonctionnement et de recrutement du secteur public (selon leur secteur d’activité).

Doctorat-Formations_suggerees

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